(traduction rapprochée)

« Et nous t’avons déchargé de ton fardeau » (Sourate Ach-Charh verset 2)

« Déchargé » ici signifie : Libéré, pardonné et passé outre.

Le « fardeau » signifie : Le péché

(traduction rapprochée)

« Qui accablait ton dos » (Sourate Ach-Charh verset 3)

Le sens ici, est : Qu’Allâh Exalté a pardonné au Prophète صلى الله عليه وسلم, au point où il devint immaculé.

Allâh a donc déchargé le prophète صلى الله عليه وسلم de son fardeau et que cette salvation du fardeau a sauvé son dos (des flammes de l’enfer).

Et s’il en est ainsi pour le fardeau du prophète صلى الله عليه وسلم, qu’en est-il alors des fardeaux des autres ?

Nos fardeaux détruisent nos dos, les affectent et les enflamment et nous (nous nous comportons comme si) nous ne portions rien !

Et ceci à cause de la faiblesse de notre foi et clairvoyance…

Nous demandons à Allâh d’agir avec nous avec Clémence.

Il est relaté que lorsque le croyant commet un péché, il le voit comme une montagne au dessus de sa tête.

Et que l’hypocrite, lorsqu’il commet un péché le voit comme une mouche qui se pose sur son nez et qu’il chasse d’un simple coup de main.

Le croyant se soucie de ses propres péchés et l’affligent de soucis jusqu’à ce qu’il se débarrasse du péché à l’aide d’un repentir, d’une demande de pardon ou d’une bonne action qui effacera son péché.

Et si tu constates une insouciance de ton cœur vis-à-vis des péchés saches alors que ton cœur est malade !

Car le cœur en vie n’accepterait jamais de tomber malade et la maladie des cœurs sont les péchés.

Comme l’a dit AbduLlâh ibn Al Mubarak رحمه الله :

« J’ai vu les péchés faire mourir les cœurs »

Et le délaissement des péchés constitue la vie des cœurs et est meilleur pour toi-même que la transgression.

Ainsi, il est certes primordial pour nous et j’adresse ces propos dans un premier temps à moi-même avant vous…

J’adresse ces propos à moi-même avant vous et j’en souhaite également pour tous.

Je dis : Il nous est impératif de s’en soucier pour nos propres personnes et que nous l’évaluons et la jugeons.

Et si les commerçants ne dorment pas tant qu’il n’ont pas fait le bilan de leurs commerces.

Ce qu’ils sont dépensés, épargnés ou gagnés.

Les commerçants de l’au-delà se doivent d’être plus vigilants !

Car leur commerce est certes plus important.

Le commerce de la vie d’ici-bas n’est que de peu d’utilité en réalité.

Et s’il leur est bénéfique, il le sera dans le meilleur dans cas uniquement pour leurs enveloppes charnelles.

Car ce commerce est accompagné de tracas et soucis.

Si une marchandise venait à être abîmée il en sera alors soucieux.

Et s’il se retrouve chez lui il craindra alors les voleurs et coupeurs de chemins.

Quant au commerce de l’au-delà c’est tout l’inverse !

(traduction rapprochée)

« Ô vous qui avez cru, voulez- vous que je vous informe d’un commerce vous sauvant d’un châtiment terrible
Vous croyez en Allâh et en Son messager et vous luttez dans le sentier d’Allâh avec votre argent et votre personne, ceci est meilleur pour vous si au moins vous saviez !
Il vous pardonnera ainsi vos péchés et vous fera entrer des jardins sous lesquels s’écoulent des ruisseaux » (Sourate As-Saff verset 10 à 12)

(Ce commerce) sauve donc des flammes et Allâh pardonne les péchés et il permet avec d’entrer dans des jardins… Des jardins d’Eden, des jardins éternels et des demeures somptueuses dans les jardins d’Eden… Et des demeures somptueuses dans leur construction et leur matériau.

Pensez-vous que les demeures du paradis sont en béton et en gravier ?

Certes non !

Comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Deux jardins composés d’or, de leurs ustensiles à ce qu’ils contiennent.
Deux jardins composés d’argent, de leurs ustensiles à ce qu’ils contiennent. »

Par Allâh, si l’être humain restait prosterné de sa naissance à sa mort alors cette prosternation n’aurait pas valu cette énorme récompense !

Et si (ce commerce) n’avait suffit qu’à nous sauver de l’enfer alors ceci aurait été suffisant !

Parfois l’être humain médite et se dit : « Malheur à moi, si au moins je n’avais jamais été né ! »

Umar ibn Al Khattab disait :

« Si au moins j’avais été un arbre qu’on arrache.
Si au moins ma mère ne m’avait jamais mis au monde »

L’être humain a peur !

Il se peut qu’il se pense croyant à l’heure actuelle car il prie, jeûne, s’acquitte de l’aumône, accomplit le hajj, honore ses parents et accomplit toute autre oeuvre pie.

Mais il se peut qu’il y ait dans son cœur, et nous demandons à Allâh de nous préserver, un péché ou un mal qui le poussera vers une mauvaise fin, nous nous réfugions auprès d’Allâh de ceci.

Comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Il se peut que l’un de vous accomplisse les actes des gens du paradis jusqu’à ce qu’il reste entre lui et le paradis une seule coudée. »

C’est-à-dire qu’il est proche de sa mort, et une seule coudée car toutes ses œuvres sont vaines.

Et il accomplit les œuvres des gens du paradis seulement pour satisfaire les gens, il est voué au feu.

Comme il a été rapporté dans le hadith authentique et le fait qu’il reste entre lui et le paradis une seule coudée ne signifie pas que son oeuvre l’a rapprochée du paradis, non !

Le sens est qu’il restera sur sa position jusqu’à ce qu’il lui reste peu à vivre, puis il accomplit les œuvres des gens de l’enfer jusqu’à ce qu’il y soit précipité.

Mais ceci concerne celui qui agit pour être vu des gens.

Comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم :

« L’être humain accomplit des actions qui paraissent aux gens comme des actions des gens du paradis alors qu’il est au feu. »

L’être humain, lorsque sa vie défile, il craint pour sa personne, il craint l’ostentation, l’orgueil, et la gloriole.

Il craint de braver Allâh avec ses actes.

Nous demandons à Allâh de nous protéger ainsi que vous du mal de nos péchés.

Traduction – Publication : Jannah Télévision
Retranscrit par Oum Zakarya
Source : 3ilmchar3i

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